Kerviel

Extrait de la chanson :

C’est la ballade d’un joueur
D’un golden boy cambrioleur
C’est la complainte d’un ex-trader
D’un expert en poker menteur
L’histoire d’un mec plutôt malin
Qu’à fait du vieil Arsène Lupin
Un gentleman petit joueur
A chaque époque ses valeurs

Allez on s’tire on s’casse on s’arrache
Allez on s’tire on s’casse on s’arrache
On s’en va où souffle le vent
Où il pleut sur les éléphants
Allez on s’tire on s’tire

Il s’est usé la peau des fesses
Derrière des écrans pour le cac
On se signant comme à la messe
Devant les indices du nasdaq
Il devait tenir les promesses
D’un avenir sans sinistrose
Tout en disant à sa gonzesse
Ces quelques vers écrits en prose

Allez on s’tire on s’casse on s’arrache
Allez on s’tire on s’casse on s’arrache
Vers le nord vers le sud
Vers d’autres attitudes

On dit qu’il aime les plages désertes
Les grands espaces, l’eau de source
Qu’il va la nuit dans les rivières
Se balader sous la Grande Ourse
Je le comprends allègrement
Je suis du même tempérament
Qui ne rêve pas d’un grand bol d’air
Les poches remplies de billets verts
Allez on s’tire on s’tire

Il a largué se Ferrari
Sa Rollex et ses comptes off-shore
Répétant à Marie-Sophie
Tu verras bien que less is more
Il a troqué son Black-Berry
Ses bonus de chez Goldman Sachs
Pour s’enivrer d’un bol de riz
Et vivre enfin pour le panache

Faudra cent soixante mille années
Pour qu’il rembourse enfin ses dettes
Mais il faudrait l’éternité
Pour qu’un banquier devienne honnête

C’est la ballade d’un joueur
D’un golden boy cambrioleur
C’est la complainte d’un ex-trader
Tombé au champ d’honneur

Allez on s’tire on s’casse on s’arrache
Allez on s’tire on s’casse on s’arrache